jeudi 25 juillet 2024

Tour de France – 4ème étape (mardi 2 juillet)/ de Pinerolo – Valloire : 139,6 KM de défi physique

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Le Tour de France s’attaque à sa première grande étape de montagne, lors de la 4ème étape qui conduit les coureurs de Pinerolo, en Italie, à Valloire, en France. Cette étape de près de 140 km est non seulement un défi physique intense, mais aussi un hommage vivant à l’histoire du cyclisme.

Pinerolo, ville située dans la région du Piémont, est chargée d’histoire cycliste et politique. Elle fut le théâtre de la légendaire bataille entre Fausto Coppi et Gino Bartali lors du Giro 1949, immortalisée par l’écrivain Dino Buzzati.

La ville, qui a également appartenu au Royaume de France, renoue avec le Tour pour la première fois depuis 2011 (dernière ville étape italienne du Tour de France), année où Edvald Boasson Hagen y remporta une victoire mémorable (17ème étape). La 18ème étape partant également de Pinerolo pour rallier le Galibier Serre-Chevalier (victoire d’Andy Schleck).

Le tracé de cette étape est impitoyable avec un démarrage par une montée graduelle de 40 km sur un faux-la montant vers la station de Sestrières (39,9km à 3,7%), lieu de prouesse de Coppi en 1952. Le peloton franchira ensuite le col de Montgenèvre (8,3 km à 5,9%), avant d’aborder les pentes françaises du col du Lautaret, servant de prélude à l’ascension mythique du col du Galibier. Le Galibier, un des cols les plus redoutés du Tour, se dresse à 2642 mètres d’altitude.

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Le Galibier, un des cols les plus redoutés du Tour

Cette montée (23 km à 5,1%) sera cruciale pour les prétendants au maillot jaune, offrant un test sévère de leur condition et de leur endurance.

Valloire, petite commune de Savoie, est connue tant pour ses pistes de ski que pour son héritage cycliste. La ville a été le théâtre de performances légendaires comme celles de Eddy Merckx en 1972, et plus récemment de Nairo Quintana en 2019 (18ème étape) avec un Julian Alaphilippe en jaune. Ces moments restent gravés dans la mémoire des passionnés de cyclisme et continuent d’inspirer les coureurs.

L’avis de Tony Gallopin

« Sestrières, Montgenèvre, le Lautaret, le Galibier, la descente rapide vers Valloire… je connais très bien ces ascensions, cette étape est magnifique avec des cols de légende qui arrivent tôt sur le Tour. C’est pour ça que je ne sais pas si des écarts significatifs sont déjà possibles entre les prétendants à la victoire finale. En tout cas le parcours peut permettre aux meilleurs, Pogacar, Evenepoel et Vingegaard de s’exprimer, de s’expliquer au-delà d’une éventuelle échappée, et donc au classement général d’effectuer un premier gros écrémage. Un premier test. »

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