mercredi 22 mai 2024

Luc Leblanc : « Sans mon problème de jambe, j’aurais pu gagner un Tour »

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Touché par un drame personnel très jeune, Luc Leblanc a fait preuve tout au long de sa carrière d’un grand courage et d’une grande résilience. Il n’était pas forcément le plus doué, le plus costaud, mais il s’est forgé un beau palmarès.

Dans le souvenir des supporteurs français, Luc Leblanc reste comme l’un des coureurs les plus combatifs du peloton. Sur un vélo, il ne trichait jamais, se donnait toujours à fond. Malgré un problème récurrent à la jambe conséquence d’un accident dans sa jeunesse qui avait coûté la vie à son frère (alors qu’ils marchaient au bord de la route, une voiture les avait percutés), Luc Leblanc a toujours fait preuve de courage au cours de sa carrière en devenant dans les années 90 l’un des meilleurs coureurs du peloton.

Luc Leblanc fait aussi partie du cercle fermé des Français champions du monde, lui qui a été couronné en 1994 à Agrigente en Sicile. Deux ans avant, il avait remporté une autre belle victoire avec le titre de champion de France sur route. Un titre très important à ses yeux :

« Les titres valident un peu le travail que tu fais tout au long de l’année, lors des stages d’avant saison ou pendant la saison. Un titre implique toujours l’équipe car sans elle je n’aurais pas fait une telle carrière. » Sur les grands Tours, en revanche, il n’a jamais ramené le maillot jaune à Paris. Il a décroché des places d’honneur (4ème du Tour de France en 1994, 5ème en 1991 et 6ème en 1996), mais il n’est jamais parvenu à en gagner un, il a simplement porté le maillot jaune en 1991.

« Sans mon problème de jambe, je reste persuadé que j’aurais pu gagner un tour de France »

Il reconnait lui-même qu’il manquait de régularité sur trois semaines pour monter sur la plus haute marche sur les Champs-Elysées. Les observateurs se souviennent aussi qu’il a gagné des étapes mythiques en 1996 dans le brouillard d’Hautacam devant Miguel Indurain et Marco Pantani ou aux Arcs en 1996. Bon grimpeur, il a gagné le classement du meilleur grimpeur sur la Vuelta 1994 :

« Sans mon problème de jambe, je reste persuadé que j’aurais pu gagner un Tour. Mais parfois la douleur était tout simplement insupportable. Malgré cette absence de victoire finale dans le Tour j’ai réalisé une belle carrière. » En onze ans, il a connu six équipes dont Toshiba, Castorama, Festina ou la Polti. En 1998, lors de sa dernière année professionnelle, il est vice-champion de France derrière Laurent Jalabert.

Depuis la fin de sa carrière, Luc Leblanc participe à des opérations promotionnelles avec ses sponsors notamment sur le Tour de France, mais son plus grand rêve est de monter sa propre équipe professionnelle :

« Le partage, la transmission sont les plus belles choses qui existent dans la vie. Il ne faut jamais oublier d’où l’on vient et redonner ce que l’on a appris. » Comme lorsqu’il était sur le vélo, Luc Leblanc est guidé par la passion, par son frère qui l’accompagne dans chacune de ses pensées depuis ce funeste jour de l’accident.

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