lundi 15 juillet 2024

Tour de France (8ème étape, Samedi 6 juillet) / Semur-en-Auxois > Colombey-Les-Deux-Églises) : 183,4 km piégeux

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La ville de Semur-en-Auxois, avec son riche patrimoine médiéval et ses remparts imposants, marquera le départ de la 8ème étape du Tour de France. Célèbre pour la « course de la Bague » et son histoire cycliste, Semur-en-Auxois n’est pas étrangère aux événements sportifs de grand calibre.

Déjà ville-étape en 2007 (6ème étape, victoire de Tom Boonen à Bourg-enBresse) et hôte des championnats de France en 2008 qui avaient sacré Nicolas Vogondy pour la deuxième fois après son titre en 2002, elle promet une fois de plus un départ spectaculaire pour les 183 kilomètres de course.

Le tracé de l’étape relie Semur-enAuxois à Colombey-les-Deux-Eglises, traversant une succession de cinq ascensions classées qui défient même les plus aguerris. Les coureurs affronteront notamment les montées de Santenoge (1,1 km à 8,1%), et de Giey-sur-Aujon (1,2 km à 8,4%) après les côtes de Vitteaux (2 km à 7,3%), Villy-en-Auxois (2,4 km à 5,5%) et de Verrey-sous-Salmaise (2,9 km à 6%) chacune posant un défi unique et s’ajoutant à la fatigue accumulée pour un dénivelé positif de 2400 m.

Cette suite de montées et descentes incessantes mettra à l’épreuve la résilience et la tactique des équipes, surtout celles des sprinteurs, qui devront judicieusement gérer leurs efforts pour rester en lice.

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Le peloton s’arrêtera-t-il ?

Cette étape semble taillée pour les puncheurs et les baroudeurs, des coureurs qui excellent dans les parcours vallonnés et sont capables de lancer des attaques tranchantes. L’arrivée en faux plat montant à Colombey-les-Deux-Eglises (qui compte 9 églises depuis la fusion des communes en 2017) n’est pas seulement symbolique par son lien avec le Général de Gaulle que le peloton avait salué en s’arrêtant en 1960 (il était alors Président de la République) à la veille du sacre de l’Italien Gastone Nencini, mais aussi parce qu’elle représente un défi stratégique avec un faux-plat montant sur les trois derniers kilomètres.

La ville, bien que petite, est ancrée dans l’histoire du cyclisme et la mémoire nationale, offrant un cadre d’arrivée poignant pour une étape qui promet d’être hautement symbolique.

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