mardi 27 septembre 2022

Alexandre Bécognée (Montpellier) : « La victoire en challenge sauve notre saison »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont presse

A 24 Ans, l’ancien 3ème ligne du stade montois a tout connu pour sa première saison en top 14, entre sueurs froides pour assurer le maintien et victoire en challenge cup. Entretien avec Alexandre Bécognée.

Peut-on dire que la victoire en Challenge Cup sauve un peu la saison de Montpellier ?

C’est sûr. En plus, l’année prochaine on jouera en Champions Cup grâce à cette victoire.

Cela donne-t-il encore un peu plus de regrets sur le championnat ?

Peut-être que si on n’avait pas vécu ça, on n’aurait pas gagné cette Coupe d’Europe. Il faut prendre ce qu’on a.

C’était votre première saison en Top 14. Pour une première saison…

Ça a été mouvementé (rires). J’ai connu pas mal de choses : une première en Top 14, une première en Champions Cup, une première en Challenge Cup dont un titre en Challenge Cup. Ce n’est quand même pas donné à tout le monde. C’est quand même une belle saison pour moi qui découvrais ce championnat.

Alexandre Bécognée a connu des premières avec Montpellier

Pensiez-vous jouer autant ?

Je savais que j’allais devoir beaucoup travailler. C’est ce que j’ai fait. Les coachs m’ont récompensé. C’était mon objectif de jouer donc je ne peux pas dire surpris, mais c’est vrai que je suis content que les coachs m’aient fait confiance.

Avez-vous gardé des choses de cette première saison ?

Déjà j’ai gardé le maillot de la finale. J’ai gardé aussi celui de la victoire contre Toulouse et puis la médaille, c’est quand même l’aboutissement de la saison.

Y avait-il des joueurs qui vous faisaient rêver ?

Je dois vous avouer que je ne suis pas énormément le rugby donc c’est vrai qu’avant d’arriver dans le Top 14, je ne connaissais pas trop les joueurs. Après, il y a des joueurs de classe mondiale. A Montpellier, j’ai joué avec Louis Picamoles, c’est quand même une légende ou avec Ouedraogo, des monuments au niveau du rugby français. Quand tu as des joueurs comme ça à côté de toi, tu te dis qu’il faut tout donner, il ne faut pas tricher parce que tu n’as pas le droit de te rater, ce sont des mecs très forts et il faut arriver à être au même niveau sinon tu vas vite faire tache.

« Je n’ai aucune animosité envers l’UBB »

Louis est parti en cours de saison à l’UBB, c’est vous qui l’avez poussé dehors…

(rires) Louis était déjà en contact avec l’UBB pour la saison prochaine. L’UBB avait des problèmes au niveau des 8 et comme à Montpellier il ne jouait pas souvent, il a préféré rejoindre au plus tôt Bordeaux. C’était un choix de sa part et du club.

L’UBB, un club qui, plus jeune, ne vous a pas gardé…

J’étais en Crabos. Mon profil ne les intéressait pas à ce moment-là…

Trop petit et pas assez adroit…

Quelque chose comme ça et, au final, ça m’a permis d’aller à Mont de Marsan, de jouer en Pro D2, de pouvoir être détecté en Top 14, c’est le destin et je n’ai aucune animosité, aucune rancœur

Quel a été votre parcours rugby ?

J’ai fait un an à l’Entente des Graves, un petit club à côté de Bordeaux. Après, un an au Stade Bordelais, puis je suis allé un an en Crabos à Bègles et je suis arrivé au Stade Montois.

Et au niveau scolaire ?

J’ai passé un bac et après j’ai fait dans la construction bois, technicien constructeur bois. J’ai fait des petites formations, mais c’est plus pour devenir plus tard maître d’œuvre.

La prochaine étape, c’est l’équipe de France, y pensez-vous ?

Pour l’instant, je ne peux pas me permettre d’y penser, mais c’est un rêve de porter le maillot bleu. Je me concentre sur Montpellier et si un jour ça vient, ça viendra…

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