mardi 4 octobre 2022

Le peloton et les équipes plus forts que le virus en 2021 ?

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Si, par définition, les saisons démarrent toujours avec leur lot d’incertitudes. Cette édition 2021 génère encore davantage de questions en raison des craintes liées à la Covid-19 pour le peloton. Dans ce contexte difficile, une seule chose est certaine : seuls les plus forts parviendront à sortir du lot.

À cause de la Covid-19, vers une saison sous bulle pour le peloton ?

Habituellement lancée en janvier, la saison 2021 avait été d’ores et déjà repoussée d’un mois. Avec le GP de la Marseillaise puis l’Etoile de Bessèges pour débuts officiels, laissant planer un énorme doute sur le visage de cette nouvelle saison pas comme les autres pour le peloton.

« Une saison sous bulle, c’est possible », déclarait le désormais ex-président de la Ligue Nationale de cyclisme, Marc Madiot. Sans l’espérer, le manager de Groupama-FDJ était prêt à accepter, fataliste, mais pas résigné. Cette perspective, à condition « qu’on nous permette de le refaire. Et on ne décevra personne. »

Parce que tous les organisateurs et responsables d’équipes ont su faire avec les contraintes sanitaires et un cahier des charges de l’UCI extrêmement contraignant en 2020. Pour sauver ce qui pouvait l’être, il n’est pas interdit de penser que les autorités auront confiance pour remettre ça en 2021 si nécessaire.

Tests de dépistage à J-6 et J-3 pour le peloton, confinement dans les hôtels, gel, masques, barrières supplémentaires pour isoler les zones de départs et d’arrivées. Les coûts financiers ont été supérieurs. Mais l’essentiel a été assuré et aucun cluster n’a vu le jour en marge d’une course.

Ce bilan est suffisamment parlant pour que l’expérience se renouvelle. « On a démontré qu’on pouvait organiser nos événements sans avoir d’incidence sur la vie sanitaire de l’endroit où on se trouve », se félicitait Marc Madiot avant cette intersaison de tous les dangers. Et de conclure : « Faites-nous confiance, on l’a fait et on va le refaire! »

Yates, Porte, Bernal, Carapaz, Thomas, Geoghegan-Hart
un casse-tête pour Ineos en plus de la Covid-19 ?

La dernière année de Froome chez INEOS, marquée par le décès de son historique directeur sportif, Nicolas Portal, fut un long chemin de croix tellement le trio Bernal-Thomas-Froome fut méconnaissable.

Sauvée par le succès surprise de Geoghegan-Hart dans le Giro, et les belles perfs de Carapaz, la résurrection de Porte, l’équipe britannique attaque 2021 avec pas moins de six leaders potentiels et peut-être une nouvelle philosophie de course, loin des calculs et des stratégies défensives du passé.

C’est en tout cas ce qu’espère, Jean-René Bernaudeau, manager de Total Direct Energie : « Brailsford a réussi à gagner le Tour de France avec une méthode anglo-saxonne qui ne plait pas toujours, mais qui a le mérite d’être efficace. J’ai vu qu’il avait envie de donner du plaisir aux spectateurs… peut-être qu’ils vont faire évoluer leur management.

Au contraire de JumboVisma, qui roulait même derrière des coureurs qui ne représentaient aucun danger, je respecte beaucoup INEOS qui n’a pas voulu tout écraser sur le dernier Tour. » Parce que le team britannique n’en avait pas les moyens ? Parce qu’il envisage désormais la course de manière différente ? Ou parce que cette abondance de bien ne peut que l’obliger à revoir profondément ses priorités et son management ? Réponses en 2021.

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