vendredi 27 janvier 2023

Tom Pidcock (INEOS) : « Maintenant, je sais de quoi je suis capable »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Vainqueur de l’Alpe d’Huez sur le dernier Tour de France, Tom Pidcock a confirmé qu’il était bien un talent rare chez INEOS Grenadiers. En 2023, le Britannique n’est pas du genre à fuir ses responsabilités. Au contraire, il a envie de confirmer qu’il peut encore s’inviter parmi les meilleurs, tout en gagnant en régularité.

Comment abordez-vous cette saison 2023 ?

Il y a beaucoup de motivation et beaucoup d’envie. Quand je repense à la présentation du Tour 2023, je sens qu’il y a une certaine excitation. C’est sympa d’avoir cette envie de repartir pour une saison. J’ai envie de repartir vite. C’est plutôt positif. Je sais que maintenant je dois encore me donner à fond pour être préparé au mieux. Je suis plus que motivé à l’idée de repartir en compétition. J’adore cela. C’est pour cela que je travaille au quotidien. Je crois en moi et mes possibilités maintenant. J’ai hâte de le vérifier dès les premières courses.

Que pensez-vous de ce Tour 2023 ?

Ce n’est pas un Tour facile. Il faudra être prêt dès le premier jour avec des étapes difficiles qui devraient nous permettre d’être tout de suite dans le vrai. On n’aura pas l’occasion de monter en puissance progressivement comme très souvent sur un Tour de trois semaines. C’est intéressant d’aborder ce Tour par le Pays basque. Cela devrait offrir un beau spectacle. Il y a des étapes difficiles et il faudra voir dans les prochains mois les différentes possibilités.

Pour le moment, c’est encore vague pour se projeter et parler de telle ou telle étape. Chaque chose en son temps. Pour le moment, ça passe par une bonne préparation avec l’équipe. Il a fallu recharger les batteries avant de rebasculer sur une nouvelle saison. Il ne faut pas se tromper. Je sais que tout n’est pas acquis facilement. Il faut savoir se remettre en question chaque saison.

« Ma victoire sur le Tour m’a apporté de la confiance »

Le maillot jaune peut-il devenir un objectif avec un parcours qui peut vous réussir ?

(Sourire) Ce n’est pas encore dans un coin de ma tête. Pas encore. Cela étant, ça pourrait vite le devenir. Il faut voir si cela est réalisable dès les premières étapes. C’est sympa de pouvoir l’envisager. On va étudier le parcours pour voir ce qui est faisable de faire ou pas. L’an passé, je suis venu sans trop me projeter et j’ai pris les jours comme ils venaient. Il était encore trop tôt pour se projeter.

Pensez-vous que ce parcours peut permettre de vous offrir des possibilités au classement général ?

Le parcours va offrir des possibilités pour pas mal de coureurs ! Il est assez montagneux pour réserver de belles surprises et il est évident que l’on peut batailler pour réussir un grand Tour. Il n’y aura qu’un seul contre-la-montre qui pourrait aussi rebattre les cartes. C’est souvent comme ça sur les grands Tours. Je pense que la course sera lancée dès la première étape. Ce sera donc une course très dure dès la première étape du Pays basque.

Nous devons regarder et analyser les trois semaines de course qui sont proposées et voir après cela quel objectif se fixer. Je ne sais pas encore si je viserai le classement général ou les victoires d’étapes. Je pense qu’au vu du parcours du début de Tour, il devrait y avoir moins de chutes que par le passé et les candidats pour le classement général vont déjà chercher les meilleures opportunités dès les premiers jours.

Tom Pidcock, le trouble-fête du Tour de France

Qu’attendez-vous justement du seul contrela-montre présent en 2023 ?

Ce sera un chrono individuel de 22 kilomètres seulement, sur un parcours accidenté. Ce chrono me conviendra en tout cas beaucoup mieux qu’un contre-la-montre long tracé sur un parcours plat. Il pourrait faire la différence, surtout avec la fatigue cumulée durant trois semaines. On l’a bien vu par le passé.

Quel impact a eu votre victoire à l’Alpe d’Huez sur le dernier Tour de France ?

(Sourire) Cela m’a donné surtout de la confiance. J’ai pu apprendre et comprendre ce dont j’étais capable. Cela faisait partie de mon processus de progression et je le ressens au quotidien quand je roule. Je me sens plus fort et sûr de moi. Je sais également que j’ai encore beaucoup de travail devant moi pour confirmer toutes ces belles promesses. Dans le vélo, on sait que l’on peut vite être en haut puis en bas du jour au lendemain. Maintenant, je sais de quoi je suis capable. Je sais que j’ai cela en moi.

Mais il faut aussi faire preuve d’humilité pour continuer à grandir et s’émanciper. J’ai aussi autour de moi une belle et grande équipe qui me fait confiance pour la suite. Le plus dur est toujours devant soi. J’ai envie de regoûter à cela maintenant et cela passe par une bonne préparation. Il est encore tôt pour se fixer des objectifs. On verra cela au fil des mois et des semaines.

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