vendredi 1 mars 2024

Tour de France 2023 : quelles équipes font peur ?

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

La saison 2022 a permis aux différentes équipes de briller et d’offrir de belles émotions. 2023 devrait confirmer cette tendance, mais quelle équipe est la meilleure dans sa spécialité ?

MEILLEURE ÉQUIPE DU PELOTON

Jumbo-Visma sera encore l’équipe à battre en 2023. Si ses 24 victoires de la saison passée en World Tour seront difficiles à aller chercher, un simple coup d’œil sur les forces en présence suffit pour se convaincre qu’il n’y aura pas de limites à fixer à l’armada jaune et noir. Jonas Vingegaard a pris le leadership avec sa victoire sur le Tour de France. Il sera encore un homme dangereux, mais il faudra d’abord qu’il puisse digérer son succès.

De son côté, Primoz Roglic sera motivé à l’idée de montrer qu’il est aussi capable de s’inviter (encore) parmi les meilleurs à 33 ans. Mais que dire de Wout van Aert. Le Belge est irrésistible sur tous les terrains. Sa polyvalence devrait lui permettre de briller sur les Classiques avant de penser aux grands Tours.

Mais la force de Jumbo-Visma reste son équipe avec des précieux lieutenants qui seraient des leaders dans toutes les autres équipes comme Tiesj Benoot, Dennis Rohan, Robert Gesink, Steven Kruijswijk, Sepp Kuss ou encore Sam Oomen, sans oublier Christophe Laporte qui a été incroyable en 2022 et Tobias Foss, champion du monde du contre-la-montre. Et au regard des recrues, difficile de ne pas voir Jumbo-Visma continuer à briller avec les renforts de Wilco Kelderman, Jan Tratnik, Attila Valter et Dylan van Baarle, le vainqueur de Paris-Roubaix.

MEILLEUR TRAIN POUR LES SPRINTS

Même si souvent un bon sprinteur peut faire seul la différence pour aller lever les bras à l’arrivée, un bon train peut tout aussi faciliter la tâche au moment de la décision finale. Si ces dernières saisons, la Groupama-FDJ impressionnait grâce à son travail réalisé pour Arnaud Démare, Soudal-Quick Step a repris la main sur les arrivées massives.

Avec Fabio Jakobsen, la formation belge a confirmé son savoir-faire dans la tradition du sprint et qui avait permis ces dernières années à Kittel, Gaviria, Viviani, Bennett et bien évidemment Cavendish de gagner tout au long d’une saison. Et l’équipe de Patrick Lefevere devrait le confirmer en 2023. Malgré la perte de Keisse et de Cavendish, le train de la Soudal-Quick Step n’a pas d’équivalent avec des coureurs susceptibles de changer au fil des courses.

Le principal poisson-pilote étant Michael Morkov. Coéquipier du Danois, Rémi Cavagna est aux premières loges pour voir le travail de ce dernier.

« Il a montré qu’il était un maître dans la discipline. Quand on regarde après l’arrivée dans le bus le final de la course, on voit qu’il a une expérience incroyable, toujours bien placé prêt à bondir et emmener notre sprinteur au millimètre. Pour moi, il a dévoué sa carrière aux autres mais, sans ça, il était capable d’en gagner des belles ! J’ai encore en tête une arrivée au Tour où il freine presque pour laisser Cavendish remporter le sprint afin qu’il égalise Eddy Merckx. Un vrai talent indispensable dans une équipe comme la nôtre. »

Mais il n’est pas seul. De Davide Ballerini à Ethan Vernon, en passant par Rémi Cavagna, Josef Cerny, Tim Declercq, Yves Lampaert, Florian Sénéchal, Pieter Serry, Jannik Steimle, Bert Van Lerberghe ou encore Stan van Tricht, quand ce ne sont pas les leaders comme Kasper Asgreen ou Julian Alaphilippe qui se mettent à la planche, difficile de ne pas voir une polyvalence qui devient une force. Et cette année avec le renfort de Casper Pedersen et surtout de Tim Merlier, le sprint sera encore la propriété de la Soudal-Quick Step.

MEILLEURE ÉQUIPE DE CLASSIQUES

Au moment de se présenter sur les Classiques, les noms de la Jumbo-Visma reviennent régulièrement. Et même si avec Soudal-Quick Step ou encore INEOS Grenadiers, la lutte s’annonce pleine de promesses et que Mathieu van der Poel reste une menace à lui tout seul, il est évident que la formation néerlandaise possède des coureurs ayant déjà démontré leur capacité à se sublimer sur les courses d’un jour du printemps.

Avec 7 Classiques à son palmarès, Wout van Aert sera un éternel favori avec pour ambition d’enfin accrocher le Tour des Flandres ou encore Paris-Roubaix. Primoz Roglic et Jonas Vingegaard seront attendus sur les Classiques ardennaises et notamment Liège-Bastogne-Liège, remportée par le Slovène en 2020, sans oublier la Classique de Saint-Sébastien ou le Tour de Lombardie. Il ne faudra pas oublier aussi Dylan van Baarle, le dernier vainqueur de Paris-Roubaix qui pourrait aussi surprendre, tout comme Christophe Laporte ou encore Tiesj Benoot et Wilco Kelderman.

MEILLEURE ÉQUIPE EN MONTAGNE

Au regard des forces en présence, Jumbo-Visma a déjà démontré qu’elle était capable de dominer de la tête et des épaules toutes les formations avec notamment des grimpeurs comme Roglic, Gesink, Kuss, Kruijswijk et bien évidemment Vingegaard. Mais UAE Team Emirates possède des coureurs capables de se montrer tout aussi à la hauteur.

Autour de Tadej Pogacar, les grimpeurs ne manquent pas avec notamment Joao Almeida, Juan Ayuso, George Bennett, Davide Formolo, Marc Hirschi, Rafal Majka, Brandon McNulty, Marc Soler, Diego Ulissi et la dernière recrue Adam Yates. Il ne manque plus que la cohésion d’équipe pour voir tous ces talents s’entraider pour mettre à mal la domination de la Jumbo-Visma.

MEILLEURE ÉQUIPE DE ROULEURS

Pour cette saison, si le maillot arc-en-ciel du contre-la-montre sera sur les épaules de Tobias Foss (Jumbo-Visma), il est évident que la formation INEOS Grenadiers ne manque pas de rouleurs de qualité avec notamment Filippo Ganna. L’Italien aura à cœur de redevenir le meilleur rouleur du peloton. Son équipe va aussi lui permettre de se jauger avec notamment Jonathan Castroviejo, Tao Geoghegan Hart, Pavel Sivakov, Geraint Thomas ou encore la révélation Ethan Hayter qui devrait encore surprendre en 2023.

MEILLEURE ÉQUIPE DE « JEUNES »

Déjà lauréate du titre honorifique de l’équipe la plus jeune ces dernières années, le Team DSM continue de faire confiance à la jeunesse avec une moyenne de 24,13 ans. Le départ de trentenaires comme Asbjorn Kragh Andersen ou encore Nikias Arndt a permis de connaître une baisse conséquente, même si Patrick Bevin et ses 31 ans sont venus compléter l’effectif de l’équipe de Romain Bardet.

Mais avec quatre coureurs de plus de 30 ans, dont les deux Français, Bardet et Combaud, le Team DSM fait office d’exception car avec 20 coureurs de moins de 25 ans, la jeunesse est au pouvoir. Côté Français, c’est la Groupama-FDJ qui affiche une moyenne de 25,75 ans. Le plus jeune coureur du World Tour étant le Canadien, Michael Leonard, d’INEOS Grenadiers avec 18 ans. Lenny Martinez est le plus jeune représentant français avec ses 19 ans.

MEILLEURE ÉQUIPE DE « VIEUX »

La moyenne globale du peloton dépassera tout juste les 27 ans cette année. Avec la retraite d’Alejandro Valverde, c’est le Belge Dries Devenyns qui devient le doyen du peloton avec 39 ans même si les Espagnols Imanol Erviti (Movistar) et Luis Leon Sanchez (Astana) le suivent de quelques mois.

Au niveau du World Tour, c’est Cofidis qui affiche la belle moyenne de 28,43 ans avec notamment 12 coureurs de plus de 30 ans, notamment Bryan Coquard qui vient de basculer dans la trentaine. TotalEnergies affiche une moyenne de 29 ans alors que la formation de Chris Froome, Israel Premier Tech, et au-dessus avec 29,37 ans. Du côté des Français, Matthieu Ladagnous (Groupama-FDJ) est le doyen avec ses 38 ans.

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