jeudi 25 juillet 2024

Tournoi : pourquoi l’Italie peut éviter la cuillère de bois (et même sans Ange Capuozzo)

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L’arrière du Stade Toulousain Ange Capuozzo a été contraint de déclarer forfait à trois semaines de la fin du tournoi des Six Nations, souffrant d’une fracture de l’omoplate. S’il incarnait l’espoir d’un renouveau dans le rugby italien, son absence n’est peut-être pas fatale à la Squadra Azzura. Décryptage.

Coup dur pour le rugby italien. Depuis l’année dernière, Ange Capuozzo était devenu le joueur phare de cette équipe en souffrance, fragile sur plusieurs points.

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Le feu follet de seulement 23 ans, formé à Grenoble, doit quitter son équipe qui comptait beaucoup sur ses éclairs de génie pour éviter une énième dernière place au classement du tournoi des Six Nations. Ceci-dit, cette dernière place est-elle vraiment inéluctable pour l’Italie ? Plusieurs éléments nous font dire qu’elle peut encore échapper à la cuillère de bois.

Un jeune talent peut en cacher un autre

Avant Capuozzo, un autre jeune avait ravivé la flamme du rugby transalpin. D’un an son cadet, Paolo Garbisi est revenu de blessure au dernier match face à l’Angleterre et peut beaucoup apporter à son équipe. Il a depuis quelques années remplacé Tommaso Allan au poste de demi d’ouverture : plus sûr au pied, et très entreprenant dans le jeu offensif, le joueur de Montpellier endosse parfaitement son rôle de numéro 10. Dans son club, en Top 14, il s’est même imposé devant Handré Pollard, l’ouvreur titulaire de l’Afrique du Sud.

« Peu d’Italiens ont réussi à s’imposer en France si jeune », commente son sélectionneur. À ses côtés, d’autres pépites italiennes complètent la nouvelle vague, au rang desquels figure par exemple Stephen Varney, 21 ans, compagnon de Garbisi à la charnière. Mais c’est aussi le paquet d’avant qui est devenu redoutable, avec des joueurs comme Lamaro, Negri, ou les deux frères Cannone qui font beaucoup de mal à leurs adversaires en mêlée, comme ils l’ont montré en Angleterre ou en Irlande.

Un début prometteur, mais le meilleur est à venir

Pour leurs trois premiers matchs, les Italiens ont probablement affronté leurs trois adversaires les plus compliqués, pour trois défaites, malheureusement prévisibles.

Pourtant, ils ont réussi à arracher le bonus défensif face à la France (où ils ont même mené au score pendant un temps !), et ont tenu tête à l’Irlande pendant 60 minutes, avec de belles occasions. D’autant que les prochains adversaires de l’Italie semblent abordables au vu du contexte, avec pour commencer, une rencontre à domicile face au Pays de Galles dans deux semaines.

Le XV du poireau, dernier au classement du tournoi, peine à se rajeunir depuis quelques années, et était déjà tombé face à l’Italie l’année dernière. À l’inverse, l’adversaire suivant, l’Écosse, brille avec de nouveaux joueurs flamboyants qui ont relevé son statut. Mais son échec face à la France ce week-end l’a probablement affaiblie, et elle devra surtout se remettre d’un choc contre l’Irlande six jours avant son ultime bataille face à l’Italie. Alors non, l’Italie n’est pas battue d’avance dans ce Tournoi où elle a aujourd’hui toute sa place.

Vianney Groussin

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