mardi 23 juillet 2024

Transferts : PSG, la machine à broyer les joueurs

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Ils arrivent plein de promesses, avec un statut intéressant et disparaissent petit à petit pour devenir de véritables flops. 10 transferts qui ont mal tourné.

Non, le problème du PSG n’est pas le recrutement, mais bien le management de l’équipe en général et des joueurs en particulier. Sur les trois dernières saisons, on ne compte plus les joueurs arrivés à Paris avec un statut certain, mais qui n’ont jamais réussi à confirmer, broyés par un environnement professionnel peu propice au football de très haut niveau. A tel point que l’on peut se poser la question : que deviendront des Skriniar, Ziyech ou Osimhen, une fois au PSG ? De Mauro Icardi à Hugo Ekitiké, en passant par Julian Draxler et Georginio Wijnaldum et Fabian Ruiz, 10 joueurs très bons avant de venir à Paris et décevants aujourd’hui.

Georginio Wijnaldum, le symbole

Le symbole le plus marquant est sans doute Georginio Wijnaldum. Arrivé à Paris après avoir remporté la Ligue des Champions avec Liverpool, le capitaine des Pays-Bas a sombré à Paris où il n’a jamais réussi à donner sa pleine mesure. Plus proche de nous : Fabian Ruiz. Quand il a été recruté, l’Espagnol de Naples faisait l’unanimité. On ventait ses qualités et tout le bien qu’il allait apporter à l’équipe parisienne. 8 mois plus tard, on n’a que trop rarement vu le Ruiz du Napoli et on évoque déjà un retour en Serie A. Que dire de Carlos Soler, véritable patron technique de Valence, international espagnol, devenu un joueur de Ligue 2 au PSG ? Et Mauro Icardi, si fort avec l’Inter avant de signer dans la capitale. Même Achraf Hakimi présenté comme le meilleur latéral droit du monde quand il arrivé à Paris, et Gianluigiui Donnarumma, nommé meilleur joueur de l’Euro 2021, ne sont pas à leur meilleur niveau.

Mauro ICARDI (ex Inter Milan, 2019)

Quand il signe au PSG, en août 2019 (d’abord sous la forme d’un prêt), l’attaquant argentin reste sur trois belles saisons avec l’Inter. En trois ans, Icardi a inscrit 71 buts en 106 matchs. D’ailleurs, sa première saison dans la capitale sera plutôt bonne, avec 17 buts en 27 apparitions en Ligue 1. C’est après que tout va se gâter. Certes, l’Argentin a une vie privée mouvementée (on a beaucoup parler de ses problèmes de coupe), mais il perd surtout la confiance de Mauricio Pochettino, qui fait de moins appel à lui. Blessure, problèmes personnels, manque de confiance, l’Argentin décroche et est de moins en moins décisif. Il est tout simplement « lâché » et ne marquera que 7 buts en 20 apparitions en Ligue 1, puis, pire encore, 4 buts en 24 apparitions la saison suivante. Cet été, le joueur de 30 ans, est prêté à Galatasaray, avec qui il a déjà inscrit 9 buts en 13 apparitions.

Georgino WIJNALDUM (ex Liverpool, 2021)

Quand il débarque au PSG, lors de l’été 2021, Georginio Wijnaldum vient de boucler sa septième saison consécutive à au moins 40 matchs joués avec Liverpool. Finaliste de la Ligue des Champions en 2018, il a remporté la Coupe aux grandes oreilles en 2019. A chaque fois en étant titulaire. En 2021, c’est aussi le capitaine de l’équipe des Pays-Bas qui arrivé à Paris gratuitement d’Angleterre. Au PSG, le solide néerlandais de 31 ans (il en a 32 aujourd’hui) n’est que l’ombre de lui-même. S’il apparaît à 31 reprises en Ligue 1 (et 5 fois en Ligue des Champions), ses bons matchs se comptent sur les doigts d’une main et son apport est très en dessous des espoirs placés en lui quand il arrive. Rarement utilisé à sa véritable place, mal accompagné, il sombre et perd confiance. Prêté à Rome, il se blesse rapidement gravement et voit sa saison gâchée.

Fabian RUIZ (ex Naples, 2022)

Qui a crié au scandale quand l’international espagnol arrivé à Paris au mois d’août dernier ? Personne. Pour la bonne et simple raison que le joueur du Napoli, vainqueur de l’Euro Espoir en 2019 (dont il sera élu meilleur joueur) a largement fait ses preuves en Italie. Il reste sur une saison pleine (7 buts et 4 passes décisives en 32 matchs de Série A) et apparaît comme un renfort de choix. Il est même présenté (à tort car ce n’est pas le même profil), comme le successeur de Thiago Motta. Mais le milieu de terrain de 26 ans a du mal à s’acclimater. Comme Wijnaldum avant lui, il n’est pas utilisé à son meilleur poste et n’arrive pas à devenir important dans l’équipe de Galtier. Pourtant, dans certains matchs, comme à Marseille (25ème journée de Ligue 1) ou dans quelques occasions avant la Coupe du Monde, il montre qu’il peut apporter au milieu parisien.

Carlos SOLER (ex Valence, 2022)

Vice-capitaine de Valence, adulé par les supporters, Carlos Soler sort de deux grosses saisons en Liga (22 buts et 13 passes décisives en 64 matchs) quand il arrive au PSG. Des prestations qui valent à l’international espagnol (retenu pour jouer la Coupe du Monde au Qatar) d’être dans le viseur de clubs tels que Manchester City, l’Atlético de Madrid ou encore le Barça. C’est le PSG qui passe à l’action lors de la dernière journée du mercato d’été. Pourtant, il n’y a pas de place pour lui. En tout cas pas en soutien des attaquants, place à laquelle il ne sera quasiment jamais aligné par Christophe Galtier. Avant la Coupe du Monde, Messi et Neymar sont performants et ne lui laisse que des miettes que le technicien français a du mal à lui accorder. Après le mondial, quand le besoin s’en fait ressentir, le poste est confié à Vitinha ou Verratti. Carlos Soler perd confiance en lui, il en perd son niveau.

Achraf HAKIMI (ex Inter Milan, 2021)

C’est pratiquement avec le statut de meilleur latéral droit d’Europe que l’international marocain arrivé à Paris, lors de l’été 2021. Le joueur de 22 ans (aujourd’hui), formé au Real Madrid et passé par Dortmund avant de remporter le titre avec l’Inter Milan. Après de bons débuts, il a donné l’impression de perdre petit à petit son niveau. Alors que le duo Mendes – Mbappé fonctionne bien sur le côté gauche, le Marocain ne trouve pas d’ailier pour combiner sur son côté. Neymar aussi, est attiré par la gauche et Messi préfère se recentrer. S’il conserve de la confiance, son niveau est devenu trop souvent « moyen », loin de tout ce qu’il peut apporter au PSG.

Julian DRAXLER (ex Wolfsburg, janv. 2017)

Un cas d’école. Recruté en janvier 2017, à l’âge de 25 ans, celui qui a fait partie du groupe allemand champion du monde en 2014, commence bien. Il marque lors de son premier match, après son entrée en jeu, en Coupe de France, et offre la victoire au PSG une semaine plus tard, en Ligue 1, contre le Stade Rennais (1-0). L’ancien de Wolfsburg termine la saison avec 4 buts et 1 passe décisive en 17 apparitions. Replacé en milieu de terrain relayeur, il va petit à petit perdre complètement son niveau. Blessures, manque de confiance, poste pas adapté à ses qualités… Devenu un paria, il est poussé vers la sortie, en vain. Il finira par être prêté à Benfica cette saison, sans réussite. Il est actuellement blessé.

Tilo KHERER (ex Schalke 04, 2018)

Le mystique défenseur allemand fait partie des recrues désirées par Thomas Tuchel. Il a 21 ans quand il arrive de Schalke 04, considéré comme un grand espoir en Allemagne à son poste (défenseur central). Il aura du mal à convaincre à Paris, et verra sa carrière parisienne entachée d’une grossière erreur en quart de finale retour de la Ligue des Champions contre Manchester United (passe en retrait mal assuré pour Buffon), dont il ne se remettra jamais. On dit que son vrai poste était en défense centrale et non latéral, mais c’est pourtant là que Low lui fait confiance en équipe nationale… Prêté cette saison à West Ham, après avoir perdu sa place dans la Mannchaft, il retrouve du temps de jeu.

Gianluigi DONNARUMMA (ex Milan AC, 2021)

En fin de contrat avec le Milan AC, le gardien international italien est considéré comme un des meilleurs gardiens d’Europe. Le PSG saisit l’occasion de le recruter gratuitement, malgré la présence de Keylor Navas dans l’effectif. Tout le monde s’en félicite d’ailleurs quand Donnarumma remporte l’Euro, dont il est le meilleur joueur (distinction UEFA). Mais la cohabitation avec Navas ne vas pas faciliter son intégration. Le jeune gardien évolue sous pression et est trop rarement décisif. Alors que le PSG fait le choix de le nommer n°1 cette saison, son irrégularité continue d’être criante. Coupable la saison dernière d’une erreur à Madrid lors du match retour des 8èmes de finale de Ligue des Champions, il n’est pas exempt de reproches au match aller contre le Bayern.

Renato SANCHEZ (ex Lille, 2022)

Comme Fabian Ruiz et Carlos Soler, le Portugais fait partie des déceptions. Mais davantage en raison de sa fragilité physique que par ses performances quand on fait appel à lui. Malheureusement, ses blessures à répétition, ajoutées à la concurrence, l’empêchent d’avoir du rythme et il donne le sentiment d’être tombé dans un engrenage sans fin. Pourtant, à Lille, le joueur passé par le Bayern, révélation de l’Euro 2016, a été un des grands artisans du titre, en 2021. Mauvaise hygiène de vie ? Club trop grand pour lui ? Il n’a pour l’instant servi à rien, sans que ce soit vraiment de sa faute…

Hugo EKITIKE (ex Reims, 2022)

Quand il signe au PSG cet été, Hugo Ekitiké n’a que 20 ans et 26 matchs de Ligue 1 à son actif, dont 24 lors de la saison 2021/2022. Mais la révélation rémoise est convoitée en Premier League (par Newcastle notamment) et le PSG doit promettre 35 millions (environ) à Reims pour obtenir son prêt avec option d’achat obligatoire (une astuce économique). Très (trop ?) rarement utilisé, le joueur formé en Champagne n’a pas joué un seul match au niveau qui semblait être le sien la saison dernière. Il apparaît seulement à 17 reprises en Ligue 1, pour 3 buts. Trop pressé ? trop timide ? Pas assez travailleur ? Pas assez utilisé ? Son cas est un mystère. Il pourrait être prêté la saison prochaine pour s’aguerrir.

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