mardi 27 septembre 2022

PSG  : Fadiga, le Titi parisien resté dans son nid

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A l’ombre des stars, le centre de formation parisien n’en finit pas de sortir des jeunes de grande qualité issus de l’inépuisable vivier de la région. Après Kimpembe, Rabiot, Kouassi, N’Kunku, Pembele, Kalimuendo, Ruiz-Atil ou Diaby, le prochain sur la liste semble être Bandiougou Fadiga, un milieu de 19 ans (il fêtera ses 20 ans le 15 janvier) qui a fait ses grands débuts en L1 cette saison. 

Au moment de laisser partir les stars pour la dernière trêve internationale de l’année, c’est un Titi invaincu en Ligue 1 qui était resté au Camp des Loges savourer ses quatre premières apparitions en L1, face à Metz (1-0), Nice (3-0), Dijon (4-0) et Nantes (3-0). Officiellement, selon le site officiel du club, Bandiougou Fadiga est devenu pour l’occasion le 464ème joueur de l’histoire du PSG.

Formé au FC Issy-les-Moulineaux dans les Hauts de Seine, il a intégré les équipes de jeunes du club de la Capitale à 12 ans pour signer son premier contrat pro à 18 ans, en 2019 (jusqu’en 2022), une fois passé entre les mains d’un jeune éducateur nommé Thiago Motta. De la même génération que Mbe Soh, Providence, Kapo ou Fressanges, ne pouvant plus évoluer avec les U19, son horizon se limite à la Youth League et donc à la Ligue 1. 

Un gros volume qui compense un physique modeste 

Si les circonstances exceptionnelles de ce début de saison (Covid, blessures, suspensions…) lui ont permis de faire ses grands débuts, en entrant en jeu en fins de matches (55 minutes de jeu cumulées), son profil très technique, vif et très joueur pouvait lui permettre de rêver augmenter ses stats avant la fin de l’année alors que le calendrier s’accélérait avant la trêve. Fadiga a le même agent (Philippe Nabé) que Mattéo Guendouzi et la même capacité à se régaler dans une équipe qui joue, grâce à un gros volume de jeu qui compense largement un physique modeste plus proche d’un Tigana, dont il partage les origines maliennes, que d’un Vieira.

Approché par Bordeaux, Nice et Leipzig cet été, trois clubs en quête de jeunes joueurs à lancer, c’est Tuchel en personne qui a mis son veto, voyant chez Fadiga un potentiel de milieu polyvalent encore plus élevé que celui des Kouassi ou Aouchiche, partis, eux, sous d’autres cieux. Parce qu’il a été plus patient, qu’il a eu besoin de plus de temps pour arriver à maturité, Fadiga a désormais vocation à suivre plutôt l’exemple de Kimpembe, le seul vrai Titi à être toujours resté dans son nid.

Tom Boissy

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