dimanche 28 février 2021

Julie Barennes : « Si on est championnes, ce sera une surprise »

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Arnaud Bertrande
Arnaud Bertrande
Rédacteur en chef — Pole Sport Lafont Presse

Coach de basket Landes depuis la saison dernière, Julie Barennes, qui y a aussi été joueuse (de 2009 à 2012 puis de 2013 à 2017), est l’une des deux femmes entraîneures en LFB.

Pour cette nouvelle année, que peut-on vous souhaiter : de gagner le titre, ce qui serait une première pour Basket Landes ?

(rires) Déjà de gagner des matches et d’espérer pouvoir finir la saison. Pour l’instant, on est bien, mais il reste encore beaucoup de matches. Ce n’est pas pour fuir la pression, mais il ne faut pas non plus se prendre pour quelqu’un d’autre. On n’est que Basket Landes (sic) et on n’a pas affiché d’entrée comme objectif de gagner le titre. Si, au final, on l’était, ce serait quand même une surprise car on n’a pas les mêmes moyens que certains clubs, on n’a pas non plus plein d’internationales. On se construit et ça prend du temps.

En 2014, le club avait terminé 2ème. Vous étiez alors joueuse. Peut-on comparer ?

C’est différent. Le club a grandi, a plus de moyens. On a des joueuses avec plus de qualité. En 2014, c’était une surprise, là moins.

En quoi le club a-t-il le plus changé ?

Il est beaucoup plus structuré. On est de plus en plus pros. On reste un club familial, mais structuré.

Est-ce la meilleure équipe de l’histoire du club ?

Sur le papier une des meilleures.

« Dumerc ne change pas d’avis »

Grâce notamment au retour de Valériane Vukosavljevic qui y avait démarré sa carrière pro en 2012. Un retour qui aurait été difficile sans la crise sanitaire.

Certainement. Pour nous, c’est une chance. Il faut savoir aussi profiter des opportunités. Elle avait rejoint le club à sa sortie de l’INSEP. Elle y a gardé de bons souvenirs.

Justement Elle a gagné trois titres de championne de France avec trois clubs différents (en 2016 avec Lattes-Montpellier, en 2017 avec Villeneuve d’Ascq et en 2018 avec Bourges). Pourquoi pas un quatrième avec Basket Landes…

C’est pour ça qu’on l’a prise ! Elle a plus la pression que nous ! (rires)

Céline Dumerc, qui a fêté le 9 janvier contre Bourges son 500ème match en LFB (75 avec Tarbes, 321 avec Bourges, 103 avec Basket Landes), un record, est toujours aussi performante. Est-ce vraiment sa 21ème et dernière saison ?

Elle l’a décidé et généralement elle ne change pas d’avis.

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Il faut lui offrir le titre pour son départ…

C’est ce que j’ai dit à Valou ! (rires)

On parle souvent de Bourges, de l’asvel ou de Montpellier. Considérez-vous que Basket Landes est reconnu à sa juste valeur ?

Un peu plus. Après, on n’a pas l’histoire de Bourges ou les ambitions de l’ASVEL, mais on a un côté atypique qui mérite qu’on parle de nous aussi.

« Si je peux donner envie à des femmes d’entraîner… »

Basket Landes est présidé et entraîné par des femmes. Un cas unique en France !

Moi je trouve ça normal et c’est dommage qu’il n’y en ait pas plus ! (sourire) On ne l’a pas fait pour être atypique, ça s’est simplement fait comme ça. Mais c’est dommage que ce soit une particularité. La question de genre ne devrait pas se poser. Mais si on peut le mettre en valeur, il faut le faire pour montrer que ça existe et que des femmes peuvent le faire. Il y a cinq ou six ans, il n’y avait pas de femme présidente, là il y en a trois (Agnès St-Ges à Bourges, Marie-Sophie Obama à l’ASVEL et Marie-Laure Lafargue à Basket Landes, Ndlr).

Cette année, on est deux entraîneures avec Aurélie Bonnan (Nantes-Rezé). Ce serait bien, peut-être pas que les femmes prennent le pouvoir, mais que cela crée de plus en plus de vocations. A un moment donné, c’était plus ou moins réservé aux hommes donc les femmes n’y allaient pas, encore moins sur le haut niveau. Il faut créer des vocations et aussi leur faire confiance. Corinne Benintendi et Valérie Garnier ont montré la voie.

Julie Barennes regrette le manque de visibilité médiatique

Basket Landes a gagné cette saison le premier match de son histoire en Euroligue contre Bourges (69-66 ap). Cela avait-il la même saveur contre un club français ?

Oui car on était dans une bulle pendant plus d’une semaine, Covid oblige. Et voir marquer « Basket Landes Euroligue » sur les pancartes, ça a quand même une saveur particulière ! (sourire)

Même si vous devez votre participation cette saison à la non-participation de Montpellier qui n’a pas souhaité prendre part à la compétition pour raisons sanitaires et économiques…

On a récupéré le ticket au dernier moment parce qu’on était les mieux classées et on avait à coeur de montrer qu’on pouvait y avoir notre place et qu’on pouvait rivaliser.

Le match entre Basket Landes et Bourges en championnat a été diffusé sur une chaîne en clair le 9 janvier. Une première. C’est une belle reconnaissance ?

C’est bien. Mais c’est seulement le premier après quatre mois de compétition. Combien y a-t-il eu de matches masculins en clair pendant cette période ? On est contentes d’avoir eu ce match mais, si on regarde les choses dans le détail, c’est le seul… (depuis, 7 matches d’Euroligue de Basket Landes et de Bourges ont été diffusés en clair sur Sport en France du 18 au 24 janvier, Ndlr).

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