jeudi 29 juillet 2021

Tour de France : 17e étape (Muret – Saint-Lary-Soulan) : les Pyrénées dans toute leur splendeur

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Tous les matins pendant le Tour de France, retrouvez la présentation de l’étape du jour, avec en prime l’analyse d’un expert.

En ce jour de fête nationale, les Français seront motivés pour l’emporter à domicile. Mais le profil de l’étape ne conviendra pas à tout le monde.

Pour espérer déclencher un beau feu d’artifice à Saint-Lary Soulan Col du Portet, il faudra être un excellent grimpeur et extrêmement résistant. Puisque les grosses difficultés sont en fin d’étape avec l’enchainement du Peyresourde, de Val Louron et du terrible Col du Portet et ses 16 km d’ascension à 9% de moyenne. Quand ils seront dans ces terribles pourcentages, les coureurs auront oublié Muret depuis longtemps…

C’est pourtant de cette ville haut garonnaise qu’aura été donné le départ de cette 17ème étape. C’est la deuxième fois que Muret organise un départ de la Grande Boucle. La bagarre ne se déclenchera pas immédiatement car les 100 premiers kilomètres sont sur le plat. Les coureurs ne voudront probablement pas puiser dans leurs réserves physiques en sachant ce qui les attend par la suite. Les équipes des leaders laisseront sans doute une échappée fleuve prendre le large, pour ne pas fatiguer des équipiers déjà mis à contribution depuis plus de deux semaines.

A partir de Bagnères-de-Luchon au km 113, ça commence à monter avec le mythique col de Peyresourde (1569 mètres d’altitude, 13,2 km à 7%). Après une descente d’une dizaine de kilomètres vers Loudenvielle, les coureurs n’auront pas beaucoup de répit avec le col de Val Louron-Azet.

Une montée finale de 16 km

Une montée de 7,4 km à 8,3%. Mais le plus dur et le plus long restera à venir avec la montée finale sur 16 km vers Saint-Lary-Soulan Col du Portet et des pourcentages avoisinant les 8,7%. C’est la deuxième fois qu’une étape arrive au Col du Portet alors qu’il est arrivé à dix reprises au Saint-Lary Soulan Pla d’Adet. En 2018, pour le premier passage, c’est Nairo Quintana qui était venu à bout de cette longue montée.

Aujourd’hui chez Arkéa Samsic, le Colombien tentera de renouveler sa performance de 2018. Mais cette année, à la recherche du maillot à pieds, l’ancien vainqueur du Giro ne pourra suivre les meilleurs à la pédale. Si Tadej Pogacar, Richard Carapaz ou Jonas Vingegaard décident de passer à l’offensive, les écarts se réduiront à la vitesse de la lumière.

Il faudra aussi parfaitement gérer ses efforts pour ne pas être à court physiquement le lendemain pour la dernière étape de montagne et ses deux montées hors catégorie, le Tourmalet et Luz-Ardiden. Les Pyrénées seront le juge de paix de la Grande Boucle cette année.

L’avis de Yoann Offredo

« C’est une étape en deux parties, la première est tranquille, en plaine. A partir de Bagnères-de-Luchon, au 113ème km qui est le pied du Peyresourde, ça monte, les choses sérieuses commencent. Dans les 60 derniers kilomètres, il y a un terrible enchainement de trois cols qui font quasiment tous plus de 10 km avec le Peyresourde, le col du Val Louron-Azet et la montée finale vers Saint-Lary-Soulan Col du Portet.

Le Col du Portet est l’un des plus beaux du Tour pour moi. Il est long et magnifique. Le 14 juillet est un jour particulier pour les Français. C’est une étape que tout le monde veut gagner. Ce pourrait être le jour de Warren Barguil, seul français que je pense en mesure de rivaliser avec l’enchainement de ces trois cols. »

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