dimanche 2 octobre 2022

Tour de France : 6ème étape (Tours – Châteauroux) : doublé en vue pour Cavendish ?

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Tous les matins pendant le Tour de France, retrouvez la présentation de l’étape du jour, avec en prime l’analyse d’un expert.

La route ne s’élève pas trop entre Tours et Châteauroux, c’est l’étape de plaine par excellence, une nouvelle étape réservée aux sprinteurs. D’ailleurs, le palmarès des arrivées à Châteauroux prouve bien que les sprinteurs sont à l’aise sur ces routes. C’est la 4ème arrivée d’étape de l’histoire dans la préfecture de l’Indre, Mario Cipollini s’y est imposé en 1998 et Mark Cavendish en 2008 et 2011. Que des grands noms ont gagné à Châteauroux.

Châteauroux réussit aux sprinteurs

Le dernier départ d’étape de Tours date de 2013. Cette année-là, la ville avait accueilli une arrivée avec une victoire de Marcel Kittel et un départ le lendemain en direction de Saint-Amand-Montrond conclu par une victoire de Mark Cavendish.

L’Indre-et-Loire est aussi une grande terre de cyclisme, elle a vu naître Jean-Pierre Danguillaume, vainqueur de sept étapes sur le Tour de France dans les années 70, Pascal Hervé, Guy Ignolin, triple vainqueur d’étape en 1961 et 1963 ou Jérémy Roy, super combatif du Tour 2011.

Sur les 160 km du parcours, les équipes de sprinteurs seront sollicitées tout au long de la journée pour maîtriser les potentiels attaquants ou le vent qui est souvent piégeux dans cette région même si, à cette époque de l’année, il est rare.

Selon Christian Prudhomme, cette 6ème étape a de nombreux intérêts notamment esthétiques avec les Châteaux de la Loire, mais les coureurs n’auront pas le temps de les admirer même s’il s’agit d’une étape de plaine : « Tours-Châteauroux est une brève étape en deux temps. Un geste de douceur et d’émerveillement d’abord, en ménageant de jolis coups d’œil sur le chapelet des châteaux Renaissance, joyaux de l’incomparable patrimoine du Val de Loire. Du nerf ensuite, quand les formations protégeant les intérêts des sprinteurs imposeront sans doute leur rythme pour rallier l’arrivée ».

Dernier vainqueur à Châteauroux, Mark Cavendish pourrait faire le doublé après sa victoire il y a deux jours à Fougères. Avec le maillot vert sur les épaules, il aura à coeur de briller face aux Alpecin ou face au très bon Nacer Bouhanni. Les Alpes sont à portée de vue, les sprinteurs n’auront plus beaucoup d’occasions de briller, ils ne doivent pas rater cette occasion qui se présentera du côté de Châteauroux.

L’avis de Yoann Offredo

« Après avoir soufflé la veille dans le chrono, les sprinteurs reprennent du service pour cette étape de plaine. Il n’y a qu’une seule côte de 4ème catégorie sur le parcours. C’est quand même une étape assez courte comparé à celle qui attend les coureurs le lendemain.

Il pourrait y avoir des échappés qui partent peu après le départ de Tours, mais je pense que les équipes de sprinteurs les laisseront prendre trois-quatre minutes, pas plus, pour favoriser un regroupement et une arrivée au sprint à Châteauroux. Je ne pense pas que début juillet il y aura du vent. J’espère qu’un Français déjouera les pronostics. »

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