vendredi 1 mars 2024

Ligue 1 : l’OM peut-il vraiment croire au titre aux dépens du PSG ?

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L’OM peut-il empêcher le PSG d’être champion et même, réussir un incroyable doublé ? Un dossier complet qui montre que c’est loin d’être acquis…

Après la défaite du PSG à Monaco et la victoire de l’OM à Clermont, l’écart entre le leader parisien et son dauphin est passé à 5 points. Alors qu’il reste 15 matchs, soit 45 points en jeu, les Marseillais se mettent à penser sérieusement au titre. Sur les réseaux sociaux notamment, les supporters olympiens sont en feu. « Paris est fini, c’est l’année de l’OM » peut-on lire. Les supporters les plus optimistes voient même l’OM « en marche pour le doublé (Ligue 1, Coupe de France). S’agit-il uniquement de « la culture de l’instant », ou d’une véritable analyse objective de la situation ?

Le contexte : le PSG touché, l’OM surpuissant

Il faut rappeler que le PSG, avec 3 défaites en Ligue 1 depuis le début de saison, a moins perdu que l’OM (4 défaites). Le plus inquiétant, c’est surtout la nature de ces défaites, à laquelle il faut bien sûr ajouter le classico en Coupe de France. Si les Marseillais ont réussi un match presque parfait au Vélodrome, le comportement des Parisiens a déçu. Pourtant, à 20 centimètres près (but de l’égalisation justement refusé pour hors-jeu), le PSG aurait pu faire un match nul… La défaite à Louis II (après celles de Lens et de Rennes) n’a pas vraiment de signification. En plus de Mbappé, Verratti, Messi,  Mukiélé, Ruiz, Sanchez, Kimpembé (qui a joué 10 minutes), et Hakimi (20 minutes de jeu) étaient absents ou au repos. Toutefois, le comportement des Parisiens a choqué, au même titre que le niveau de certains « cadres », comme Ramos, Marquinhos, Bernat, Ekitiké ou Soler…

Le calendrier : l’OM ira à Lyon, Lille et Lens

En ce mois de février, le calendrier est clairement à l’avantage des Marseillais, qui iront à Toulouse (24ème journée), avant de recevoir le PSG pour un nouveau classico. Pendant ce temps là, Paris jouer le Bayern et recebra Lille, avant d’aller à Marseille. La probabilité de voir les Marseillais revenir à hauteur du PSG, le 26 février au soir, est donc envisageable (deux victoires pour l’OM, un nul et une défaite donc pour le PSG).

Mais il restera encore  13 matchs à jouer derrière et le PSG sera sans doute encore devant, grâce à sa différence de buts.

En mars, le PSG recevra Nantes, ira à Brest, avant de recevoir Rennes et Lyon. Pendant ce temps-là, l’OM ira à Rennes et Reims. D’ici la fin de saison, l’OM ira aussi à Lyon, à Lens et à Lille.

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A ce calendrier « Ligue 1 », il faut ajouter le match retour du PSG à Munich (le 8 mars), mais aussi le match de Coupe de France de l’OM face à Annecy (le 1er mars) et une éventuelle demi finale, le 5 avril (avant un déplacement à Lorient) et même une finale, le 29 avril (une semaine après un déplacement à Lyon).

Quid du classico de la 25ème journée ? Un match forcément complètement différent

Le match du 26 février va-t-il ressembler à celui du 8 mars dernier ? Pour répondre, il faut prendre en considération deux éléments importants : les Marseillais seront privés de leur meilleur défenseur, Chancel Mbemba (suspendu) alors que les Parisiens récupèreront leur meilleur joueur (Kylian Mbappé). La présence du n°7 parisien peut tout changer. Notamment dans la philosophie de jeu des Marseillais qui ont joué très haut, le 8 mars dernier. Igor Tudor sera obligé de revoir sa tactique, pour ne pas s’exposer à la vitesse de Kylian Mbappé. L’absence de Mbemba, qui va aussi très vite (comparé à Gigot, Balerdi et Kolasinac) sera alors un handicap important.

Les Parisiens peuvent aussi espérer un Marco Verratti plus affûté, et surtout, devraient pouvoir compter sur le retour de Presnel Kimpembé en défense.

Bien sûr, cela ne veut pas dire que l’OM ne sera pas en mesure de remporter ce match, mais juste que ce sera sans doute plus compliqué qu’en Coupe de France.

Etat d’esprit : attention à l’excès de confiance chez les Marseillais

Au jour J, il ne faut pas être psy pour se rendre compte que l’Etat d’esprit est plus positif chez les Marseillais que chez les Parisiens. Mais qu’en sera-t-il dans deux mois, au moment du sprint final ? Contre Nice, on a vu les Marseillais un peu trop en confiance et sûrs de leur force. Même Igor Tudor s’est laissé aller, en changeant son équipe au coup d’envoi, ce qui lui a couté très cher. Cet excès de confiance peut-il nuire aux Marseillais ? Même si les joueurs disent le contraire, on  a du mal à les croire, la barrière entre les supporters et les joueurs étant très friables. Particulièrement à Marseille.

Au final, le grand bénéficiaire de cette lutte entre les deux frères ennemis du football français pourrait alors profiter à Lens.

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