mardi 27 septembre 2022

Mathieu Chabert : « Remettre Bastia à la place qui est la sienne »

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Après avoir fait monter le Sporting en National la saison derrière, Mathieu Chabert est bien partie pour ramener le club dans le monde professionnel avec la montée en Ligue 2. Interview exclusive.

Leader de National avec dix points d’avance sur le troisième et quatorze sur le quatrième (les deux premiers montent automatiquement, le troisième joue les barrages) à quatorze journées de la fin, le Sporting Club de Bastia est bien parti pour retrouver le monde professionnel à la fin de la saison.

Mais il ne faut pas compter sur Mathieu Chabert pour s’enflammer et parler de montée. Le maître mot reste la prudence. Le meilleur moyen de s’éviter une mauvaise surprise.

Mathieu, vous avez dix points d’avance sur le troisième et quatorze sur le quatrième, on peut dire que vous êtes quasiment déjà en Ligue 2…

Non, absolument pas, il reste quatorze matchs à jouer. Et je suis bien placé pour le savoir. Quand je suis monté avec Béziers (ndlr : saison 2017/2018), nous avions quatorze points de retard à douze journées de la fin… Je ne vais pas vous dire qu’on est dans une situation difficile, que le club va mal… mais nous devons rester très vigilants, très attentifs à tout. Il peut se passer encore beaucoup de chose en quatorze journées…

Vos principaux concurrents, ce sont ceux qui vous suivent au classement ?

Oui, il y a ceux qui nous suivent, mais pas seulement. Je reste persuadé qu’une équipe peut encore venir de derrière. A l’image de Villefranche qui marche très fort (ndlr : Villefranche-Beaujolais vient de battre Quevilly-Rouen). Comme nous, Villefranche reste sur cinq victoires et un nul lors des six derniers matchs. C’est une équipe à surveiller de près, mais dans ce championnat, tout peut arriver. C’est pour ça qu’il faut rester très vigilant.

« L’aventure du Sporting Club de Bastia a un impact historique »

Parlez-nous un peu de votre groupe…

C’est un groupe qui vit très ben ensemble, qui se connaît depuis deux ans. Ce groupe a été bâti pour monter de National 2 en National, donc beaucoup de joueurs connaissaient ce championnat. Il n’y a eu que quatre ou cinq arrivées cet été et comme c’est un très bon groupe, l’intégration des nouveaux s’est faite très rapidement. C’est un groupe très travailleur, qui s’entraîne beaucoup. On s’entraîne plus que la moyenne…

Vous avez déjà connu ce type d’aventure avec Béziers, mais Bastia est un club qui a un tout autre statut, c’est très différent ?

La similitude, c’est que quand vous vivez ce genre d’aventure vous la partagez avec tout un groupe. Collectivement c’est quelque chose de spécial. Mais c’est la seule. Evidemment qu’à Bastia, cela n’a pas du tout le même impact. Il s’agit d’un impact historique, on se sent portés par toute une ville, toute la Corse. Avec le sentiment de simplement vouloir redonner au Sporting la place qui est la sienne.

« Bastia est un club structuré pour le monde professionnel »

D’u point de vue personnelle, vous avez vécu la montée avec Béziers puis l’histoire s’est arrêtée assez rapidement ensuite. Avec Bastia, vous avez l’envie de vous investir sur le long terme ?

Tout d’abord, je voudrais rappeler que c’est moi qui ai décidé de quitter Béziers pour répondre à une proposition de Bastia. Après, le métier d’entraîneur est très volatile, alors on ne sait jamais, mais il est clair que l’envie est de continuer. Pour l’instant, les termes de mon contrat sont clairs. Je suis en fin de contrat en juin prochain, avec deux années de plus qui s’activeront automatiquement si on monte. J’ai de très bonnes relations avec les dirigeants, mon staff, les joueurs, les supporters…

C’est différent de Béziers…

Bastia est un club structuré pour le monde professionnel, ce qui n’était pas le cas de Béziers.

Justement, à propos de professionnalisme, même la communication autour du club est maîtrisée. Le Sporting est très attaché à son image,  un peu comme s’il voulait la redorer…

Ce qui nous permet de redorer l’image du club, c’est ce que nous sommes en train de faire sur le terrain. Grâce à l’investissement des dirigeants, au travail fait depuis quatre ans par des bénévoles, le club est sain et avance bien. On est focus sur le sportif, sur les résultats du club.

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