vendredi 7 octobre 2022

Olivier Krumbholz : « On prépare déjà les JO »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

A quelques semaines du début de l’Euro, Olivier Krumbholz fait le point sur l’équipe de France et se projette déjà sur Paris 2024. Entretien pour Le Quotidien Du Sport et Handball magazine.

Comment s’est passé cet été pour l’équipe de France ?

Il était important de bien récupérer et les vacances nous ont fait du bien. On est maintenant focus sur la reprise avec l’Euro qui va arriver vite. Un mois plus tôt que d’habitude. Ce n’est pas anecdotique. On a déjà un stage fin septembre que l’on veut réussir avec deux matches importants contre l’Allemagne. On est déjà tourné sur cet objectif.

On a pris le départ du sprint final qui nous mène vers la préparation olympique. D’habitude, on la voit sur la dernière année mais, au regard du caractère particulier et de l’importance des Jeux Olympiques en France, je considère que deux années ne sont pas de trop pour préparer ces JO.

Olivier Krumbholz dans un sprint final

Pour préparer les prochaines échéances et notamment les JO 2024, faut-il tourner la page de la médaille d’or de Tokyo 2020 pour écrire ce nouveau chapitre ?

Il faut à la fois tourner la page tout en ayant une forme de continuité. C’est ce qui est difficile. On a d’abord très peu de temps. L’optimalisation de ce dernier est une priorité absolue sur les équipes nationales. Il faut avoir une colonne vertébrale et des axes incontournables dans la vie de groupe, le jeu…

Sans craindre d’inventer et d’apporter de la nouveauté et du changement. On a la chance d’avoir un collectif solide et ambitieux. Il va être porté par cet enjeu et ce plaisir de recevoir les JO. On va avoir un groupe à l’écoute. Encore plus que d’habitude.

Malgré la retraite de certaines joueuses (Dancette, Leynaud, Lacrabère…), on sent que l’équipe de France continue de profiter du travail au sein de la FFH et des nouvelles joueuses qui arrivent.

On essaye de pérenniser les résultats et de rester stables sur un niveau de performance élevé. Ça ne veut pas dire que l’on va tout gagner. On a cette ambition et cette envie de tout rafler et de tout gagner. Maintenant, il est aussi important, pour l’évolution du handball français qu’on soit de manière systématique dans le dernier carré de la compétition. Une fois que l’on y est, on va au bout de la compétition.

On a un collectif qui est stable et solide, débordant d’ambition. Mais tout le monde veut faire les JO à Paris. Des plus jeunes qui pensent avoir encore deux ans pour progresser, aux plus anciennes qui pensent être encore bonnes pour y participer. Derrière, il faudra faire l’arbitrage. Au dernier mois, il y aura des choix difficiles et compliqués à faire, sur le plan émotionnel. On sait que l’on possède un collectif qui a effectué un travail incroyable depuis 2016.

« Ce n’est pas parce qu’on a gagné que l’on ne doit pas faire mieux »

L’Euro est-il un curseur important pour la suite ?

(Il coupe) Les deux compétitions avant les JO vont être très importantes. On est des chercheurs d’or. A chaque fois que l’on pourra faire une médaille, on ne va pas s’empêcher de le faire. Ça va être des indicateurs forts de notre niveau par rapport à la concurrence. L’Euro, cette année, et le Mondial, en décembre 2023, sont des passages importants que l’on ne va surtout pas négliger.

Est-ce une pression supplémentaire d’être une équipe attendue à chaque rendez-vous international ?

Cela fait un moment que l’équipe de France supporte la pression et les attentes. Le plus important reste l’humilité et l’ambition qui est la nôtre depuis toutes ces années. Une fois avoir atteint le sommet de la montagne, il est important de savoir redescendre pour remonter la prochaine. Ce n’est pas parce qu’on a gagné que l’on ne doit pas faire mieux.

Personnellement, après avoir gagné l’or olympique, pensez-vous vivre vos plus belles heures de sélectionneur ?

Ces Jeux Olympiques à Paris, je les attends avec impatience. J’étais devant ma télé le jour de la décision des Jeux Olympiques 2012. C’était en 2005 que l’on a su que l’on n’aurait pas ces JO. J’ai pleuré devant ma télé. On est tellement heureux d’organiser les Jeux aujourd’hui et d’avoir cette compétition chez nous. Ça nous booste sur les deux années à venir. Et moi, ça me booste sur la fin de ma carrière. De toutes les façons, les Jeux Olympiques seront ma dernière compétition.

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