jeudi 25 juillet 2024

Primoz Roglic : « Ce Tour de France, c’est comme le début d’une nouvelle saison pour moi »

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Eric Mendes
Eric Mendes
Journaliste

Considéré comme l’un des candidats au maillot jaune, Primoz Roglic sait qu’il devra d’abord composer avec la concurrence pour accrocher le rêve d’avoir (enfin) le Tour de France à son palmarès à 34 ans. Fort de son expérience et de ses succès sur le Giro et la Vuelta, le Slovène mesure l’importance du défi qu’il a décidé de relever (Primoz Roglica pointe à la 4ème place, avant la 10ème étape).

Comment avez-vous abordé le fait de reprendre la compétition après plusieurs semaines d’arrêt à cause de votre chute sur le Tour du Pays basque ?

J’étais impatient de retrouver la compétition et ne pas seulement m’entraîner. J’ai pu être avec l’équipe et prendre le départ d’une course.

Le fait de renouer avec la compétition était-ce un plus au moment de penser au Tour de France ?

J’étais un peu comme si je continuais mon Paris-Nice (sourire). J’étais content de pouvoir simplement reprendre la compétition. Ça m’avait manqué.

Comment s’est passé votre stage en altitude avant le Dauphiné ?

C’était plutôt positif. J’ai pu récupérer tout en continuant à travailler. J’ai repris l’entraînement assez vite. On sait qu’il est important de se construire durant ces moments pour être bon lors des grandes échéances. La course reste la chose la plus importante à mes yeux. L’entraînement est une chose, mais la compétition en est une autre. J’avais besoin d’être aussi avec mes coéquipiers sur la route et de me tester avec eux. Je me sens bien maintenant. C’est comme le début d’une nouvelle saison pour moi.

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Primoz Roglic est prêt pour le Tour de France

Etait-ce important de prendre le départ d’une course avant celui du Tour de France?

Je voulais simplement être avec mes coéquipiers et être dans les conditions réelles de course. Je sais que c’est important d’avoir des certitudes et des informations avant de basculer sur une course comme le Tour. J’étais simplement heureux d’y être. Je sais que j’ai pris le temps de récupérer. C’est pour cela que je voulais ensuite venir sur des courses pour me jauger et voir à quel niveau par rapport aux autres, mais aussi pouvoir prendre encore plus mes marques avec mes coéquipiers.

Comment se sont passés vos premiers mois dans votre nouvelle équipe ?

Tout s’est bien passé. J’étais vraiment content de démarrer cette nouvelle saison. Il y avait plein d’émotions. Je voulais continuer à travailler au quotidien pour donner notre meilleur en course ensemble. On devait apprendre à faire de grandes choses ensemble. Le plus important était de retenir les leçons des courses pour continuer à avancer.

On vous avait connu en jaune maintenant c’est du vert avec BORA-hansgrohe, qu’est-ce que cela change pour vous ?

Je pense que je suis dans la suite de ce que j’ai fait ces dernières années en jaune (sourire). Je continue de m’adapter petit à petit. Ce sont de nouvelles couleurs. Il est évident que, dans une carrière, c’est un grand changement. Pas seulement les couleurs. Un peu tout. Les gens qui s’occupent de nous et qui sont autour. Le matériel aussi. Il a fallu s’adapter. C’est un gros processus d’adaptation. Mais je suis heureux de ce choix. Je peux maintenant me focaliser sur la course.

« Si les jambes sont bonnes, tout est possible »

Avant de prendre le départ du Tour, avez-vous pu recueillir suffisamment d’informations sur votre capacité à jouer un rôle avec votre équipe ?

On a réussi à récupérer pas mal d’indications sur notre capacité à avancer ensemble. Je sais que je dois encore rester focus sur cela. Il n’y a encore aucune garantie sur ce que je peux faire ou non. Je suis seulement allé sur le Dauphiné et il est évident que c’est différent d’un grand Tour.

Comment avez-vous vécu votre chute sur le Dauphiné ?

Je suis tombé sur mon épaule (qui avait été touchée sur le Tour du Pays basque, Ndlr), ce n’était pas la meilleure des choses. On a fait les soins qu’il fallait. On a tout vérifié pour être sûr de son état. Pour le reste, je pense avoir été plutôt chanceux par rapport à d’autres coureurs. J’ai pu rejoindre l’arrivée.

Pour le reste était-ce positif ?

J’ai pu rester sur mon vélo jusqu’au bout. C’est le plus important. Il y a bien eu les efforts que j’ai fait sur le chrono qui ont été plutôt positifs. C’était mon premier contre-la-montre de la saison car sur le Tour du Pays basque, c’était plus un prologue. Je savais que je n’étais pas au meilleur de ma forme au moment de venir sur le Dauphiné. J’étais surtout sûr de la récupération et des entraînements. Je préfère faire des courses que m’entraîner. Ce n’est pas une surprise. Je voulais simplement bien faire. Les mecs ont montré qu’ils étaient capables de m’offrir un vrai support. J’ai pu sentir que les jambes étaient bonnes. On verra maintenant ce que nous réserve l’avenir. Tout dépendra aussi des autres équipes.

« La victoire au Pays Basque m’a fait du bien »

Votre première victoire avec la BORA-hansgrohe sur le Tour du Pays basque vous a-t-elle fait du bien ?

Je me suis senti heureux. C’était le meilleur des démarrages possible avec une victoire dans une belle course. C’était un beau symbole de le faire sur un contre-la-montre face à de bons coureurs, mais ce n’était qu’une première étape. Il y avait encore beaucoup de travail devant. Il fallait prendre les jours les uns après les autres. Je voulais simplement prendre du plaisir. Derrière, j’avais pris le maillot jaune, c’était une belle récompense. On a fait un bon travail d’équipe et cela démontrait qu’il y avait une belle entente entre nous dès le départ. C’était important de le faire quand on arrive dans une nouvelle équipe. Je savais que beaucoup de personnes voulaient réussir à rivaliser et voir le niveau que j’avais. C’était bien de le faire.

Le contre-la-montre risque d’être un exercice décisif sur le Tour de France.

Ce sera différent sur le Tour de France. Les parcours seront plus courts et plus compliqués.

Le fait de voir Tadej Pogacar tenter le doublé Giro-Tour, est-ce possible selon vous ?

Tadej peut clairement le faire. Il peut tout faire. Il suffit de voir la façon dont il court pour le comprendre. On peut lui donner tous les challenges possibles. Il fera que la course sera d’autant plus intéressante.

Que peut-on espérer pour vous ?

Quand les jambes sont bonnes, tout va pour le mieux. On verra comment ça se passera et surtout comment je me sentirai. Je vais donner le meilleur de moi avec mes coéquipiers. C’est une certitude.

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