lundi 27 mai 2024

Vitalis Chikoko (Elan Béarnais), joueur le plus sous-coté de la Betclic Elite ?

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Le deuxième passage de Vitalis Chikoko à l’Elan Béarnais Pau-Lacq-Orthez est un succès. Malgré les mauvais résultats du club, le pivot parvient à tirer son épingle du jeu. On parle pourtant peu de lui. Pourquoi n’est-il pas plus mis en lumière ?

Lancé dans une opération maintien difficile, l’Elan Béarnais Pau-Lacq-Orthez a dû composer avec l’absence de son pivot Vitalis Chikoko, touché à l’aine. Un sacré handicap tant le pivot zimbabwéen a pris une place importante dans le collectif béarnais : « C’est un joueur exceptionnel, qui est clinique sur son jeu intérieur. Près du panier, il a une technique exceptionnelle. Il est l’un des points forts de l’équipe, c’est incontestable » explique Audrey Sauret, la directrice générale du club.

Au club depuis 2021, Chikoko avait déjà fait un passage dans le Béarn entre 2016 et 2019 avant de passer deux ans aux Metropolitans 92. Non conservé par le club qui voulait alléger sa masse salariale, son contrat qui courrait jusqu’en 2024 a été résilié et il a adhéré au discours des repreneurs américains de Pau pour le plus grand plaisir de l’entraîneur béarnais Eric Bertecheky qui déclarait en 2021 sur le site basketeurope.com :

« Vitalis figure parmi les meilleurs joueurs intérieurs de notre championnat. Il joue très bien au poste bas, il a d’excellentes mains, a un bon petit shoot extérieur à 2 points et peut passer la balle. Je l’avais connu lors de son premier passage au club. Il est très humble. C’est un joueur qui a de l’ambition et il est prêt à assumer ses responsabilités. »

Après un début de carrière majoritairement effectué en Allemagne, il ne voulait pas quitter la France qu’il avait rejoint en 2016 et voyait ce retour à Pau comme le meilleur moyen de se relancer. S’il a, en effet, pris ses responsabilités sur le terrain comme le prévoyait son entraîneur avec notamment un succès en Coupe de France en 2022 et le trophée de MVP de la finale, il n’est pas, en revanche, dans le vestiaire le leader dont Pau-Lacq-Orthez aurait besoin.

« Il aurait la légitimité pour prendre la parole, exiger certaines choses, il faut qu’il progresse sur ce leadership »

Ce n’est pas dans son caractère et il est difficile de le forcer, Audrey Sauret le regrette : « Il s’efface trop au profit de ses partenaires, c’est certainement pour ça qu’il est sous-coté. Il aurait la légitimité pour prendre la parole, exiger certaines choses, il faut qu’il progresse sur ce leadership mais, comme ce n’est pas dans son caractère, c’est compliqué de changer. Il ne sait pas faire, il est très humble. C’est ce qu’il manque dans notre vestiaire des joueurs moins lisses, qui viennent secouer le vestiaire. »

Après des mois difficiles aux Metropolitans où il jouait peu, Vitalis Chikoko est redevenu cette saison le pivot dominant qu’il était lors de son premier passage à Pau et surtout lors de la saison 2018/2019. Cette saison-là, il avait été parfait avec une moyenne de 15,3 points et 7,8 rebonds. Les défenseurs les plus expérimentés avaient du mal à l’arrêter.

Désormais âgé de 32 ans, il ne baisse pas de niveau physiquement, il est très régulier (14,2 points et 6,6 rebonds de moyenne) notamment dans la raquette. Mais il aura du mal lorsqu’il reviendra de blessure à sauver l’Elan Béarnais Pau-Lacq-Orthez de la relégation car le calendrier est très compliqué et le manque de leadership dans le vestiaire risque d’être fatal au club.

Il est l’un des joueurs préférés des supporteurs palois car sur le terrain il ne triche pas, qu’il joue une place en play-offs ou le maintien il se donne toujours à fond. C’est un joueur de l’ombre et s’il était plus médiatisé, moins sous-coté il ne serait, peut-être, pas dans son élément car ce n’est pas dans son caractère de se mettre en avant.

Il privilégie toujours le collectif. Mais le plus important est d’être efficace et présent sur le terrain, pas dans les journaux. Et ça, il l’a parfaitement compris !

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