mardi 23 juillet 2024

Deux ans de suite sans C1 pour l’OL : le terrible échec de Juninho

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Sauf miracle, l’OL se dirige vers une deuxième année consécutive sans jouer la Ligue des Champions. Il faut remonter plus de vingt ans en arrière pour connaitre une telle désillusion. Une période triste qui correspond à l’arrivée de Juninho comme directeur sportif. Difficile de ne pas lui attribuer une partie de l’échec.

La défaite surprise de Lyon face à Lille (2-3 après avoir mené 2-0) a, sauf miracle, entériné le départ de Rudi Garcia en fin de saison. 

Si la 7ème place de la saison dernière peut être imputable à l’arrêt de la Ligue 1 après vingt-huit journées, le parcours 2020/2021 ne passe pas. A moins d’un miracle (quatre victoires sur les quatre derniers matches et nouveau faux pas de Monaco), les Gones ne joueront pas la Ligue des Champions pour la deuxième année consécutive. ce qui n’est jamais arrivé à l’OL au 21ème siècle.

Premier échec : confier l’équipe à Sylvinho

Si le coach lyonnais est la principale cible des supporters, il est pourtant difficile de ne pas associer Juninho à cet échec. En un peu moins de deux ans, le Brésilien a cumulé les échecs.

Le retour dans le club de ses plus grands exploits (sept fois champion de France notamment !) au printemps 2019 en tant que directeur sportif, le mythique n°8 de l’OL a commencé sur un échec retentissant. 

Alors qu’il mis comme condition à son retour le fait de choisir lui-même l’entraîneur, Juninho met Sylvinho sur le banc, mais le Brésilien sera écarté après deux mois de compétition et une série de mauvais résultats qui avait plongé l’OL dans les profondeurs du classement.

Si le choix de Rudi Garcia pour succéder à Sylvinho a été très controversé, il a surtout été attribué à Gérard Houllier, ce qui a évité à Juninho d’être éclaboussé par la saison très moyenne de l’OL, privé de toutes compétitions européennes après l’arrêt prématuré de la compétition.

Le dossier Memphis Depay lui a échappé

Le bel été des Gones, finalistes malheureux de la Coupe de la Ligue (battus aux tirs au but par le PSG) et demi-finalistes héroïques de la Ligue des Champions, fera oublier que le meilleur joueur de l’effectif, incontestable star de l’équipe, Memphis Depay, débute la saison 2020/2021 alors qu’il ne lui reste qu’une année de contrat.

C’est la deuxième grosse erreur de management de l’OL. Mais cette fois, elle est surtout attribuée à Jean-Michel Aulas en personne, qui prend la décision de garder le joueur, convaincu qu’il finira pas le faire prolonger.

Les observateurs (et en premier lieu les supporters) préfèrent mettre en avant les belles performances du jeune brésilien Bruno Guimaraes, que Juninho a personnellement été chercher à l’Athético Paranaense au Brésil et qui transcende le milieu lyonnais. 

S’il est regretté par de nombreux supporters, le départ de Gouiri pour Nice (contre 8 millions d’euros) lors du même été, sera vite oublié lors d’un automne flamboyant qui aboutira sur un titre honorifique de champion d’automne. Cette période faste masque les lacunes d’une politique sportive floue.

Une politique sportive floue

Gouiri parti, Cherki, Bard et Diomandé très peu utilisés, Caqueret mis au placard… c’est un peu comme si l’OL tournait le dos à son centre de formation.

Pendant ce temps-là, Lucas Paqueta attire la lumière. C’est LE gros coup réussi par Juninho. Le Brésilien, en perte de confiance et de temps de jeu à Milan est recruté contre 20 millions d’euros (+ 15% de la plus value en cas de revente) et va rapidement devenir indispensable à l’OL. 

A cette époque, dans l’euphorie des bons résultats, on a aussi tendance à oublier que Depay n’a toujours pas prolongé et d’ailleurs, qu’il ne prolongera pas.

En janvier, Aulas lui-même annonce que le Néerlandais restera jusqu’à la fin de saison et partira libre. Juninho a-t-il été consulté dans la gestion du dossier Depay ? On ne l’entend pas…  Ce que l’on a vu en revanche, c’est que le capitaine de l’OL, annoncé dans les plus grands clubs d’Europe, a été transparent face à Lille lors du choc de la 34ème journée dimanche…

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