mardi 4 octobre 2022

« GUNNAR » un mythe de chair et d’os… et en film

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Gunnar Andersson meilleur buteur de l’histoire de l’OM, 194 buts en 249 matches (entre 1950 et 1958), est le sujet d’un film documentaire que le journaliste Benjamin Potet espérait financer sous la forme d’un financement participatif. C’est comme ça qu’est né « Gunnar Marseille à la vie, à la mort ».

Un mythe fait de chair et d’os. A l’heure où le foot moderne a tant de mal à enfanter des stars humaines et accessibles. L’histoire de l’attaquant suédois arrivé sur Marseille de Göteborg en 1950 a touché en plein coeur le journaliste Benjamin Potet.

« Parce que derrière le meilleur buteur de l’histoire de l’OM, que tout le monde connaît, il y avait un père, un mari qui a subi certaines violences de la vie. C’est cette complexité profondément humaine que nous avons souhaité mettre en lumière .

Car l’histoire de « Gunnar » est universelle et révèle certains aspects profonds de notre ville et de sa relation avec ses enfants. » Surnommé « 10h10 » en raison d’une démarche en canard qui le rendait néanmoins irrésistible pour effectuer ses crochets courts, le Suédois naturalisé français en 1954 est un témoin de son temps qui a fini ruiné. Abandonné de tous, mort d’une crise cardiaque à 41 ans devant la rédaction du quotidien Le Provençal en octobre 1969.

Vaincu par l’alcool, ce qu’il appelait « la petite boisson jaune distillée par le diable ». Andersson aura tout vécu pendant vingt ans à Marseille de la gloire à la déchéance. Ce destin hors norme méritait qu’on s’y attarde vraiment, profondément.

Le film sur Gunnar Andersson réalisé « avec le concours de la communauté olympienne »

« C’est pour cela que nous avons voulu nous emparer du sujet. Expliquer les raisons pour lesquelles cette histoire était si méconnue et altérée. Montrer à tous le talent et l’humanité de ce Suédois. À son arrivée à Marseille, ne buvait que du lait » poursuit le réalisateur marseillais. Ce dernier cherchait des financements supplémentaires pour pouvoir terminer son film.

Car, entre la finalisation du film et l’achat des archives, un documentaire coûte cher. « Le film est à 100% auto-produit, réalisé avec nos fonds propres et avec le concours de toute la communauté olympienne. Les archives sont rares, mais elles existent et sont onéreuses. »

Pour que le film soit à la hauteur de l’homme, que les images puissent faire revivre cette époque révolue, que le réalisateur ait les moyens de cette belle ambition, il était essentiel que la communauté se mobilise ; que tous les éventuels donateurs sachent que 66% des sommes versées leur reviendraient. Sous la forme d’avoir sur leurs impôts de l’année prochaine.

Sur les 17 500 euros demandés, plus de 20 000 avaient été récupérés grâce au soutien de 311 donateurs. Convaincus qu’il ne fallait pas laisser plus longtemps dans l’ombre l’extraordinaire destinée du meilleur buteur de l’histoire de l’OM. Gunnar Andersson a passé huit ans à l’OM. Le Suédois a marqué son temps bien davantage que beaucoup de joueurs plus médiatiques, mais seulement de passage.

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